Peugeot 5008 : patience récompensée
Peugeot 5008 : patience récompensée
Longtemps absent du segment, Peugeot fait une entrée remarquée au sein des monovolumes moyens. Dernier arrivé mais loin d’être dernier de classe…
Quinze ans ! Il aura fallu presque quinze ans pour que Peugeot sorte un véritable concurrent au Renault Scenic, leader incontesté du segment des monovolumes moyens. La raison invoquée par le constructeur sochalien pour cet étonnant attentisme (« la gamme ne s’y prêtait pas ») ne tient pas la route. En fait, il s’agissait plutôt d’une stratégie de groupe (PSA) : à Citroën les monovolumes destinés à concurrencer Renault, à Peugeot de se spécialiser dans les breaks. Cette fois, après une première salve lancée l’an dernier avec le 3008 (mi-break, mi-monovolume), le pas est franchi et ce 5008 qui pourra se classer aux côtés des C4 Picasso (dont il reprend les bases), VW Touran, Ford C-Max et bien d’autres vedettes de la catégorie, sans compter le Scenic, évidemment. S’adressant aux familles, le style se veut plutôt consensuel. Sans être trop banal, le dessin général pose bien les roues au sol, donnant l’impression que ce véhicule finalement assez compact (453 cm) est plus grand qu’il n’est réellement.
À l’intérieur, ceux qui connaissent l’excellent 3008 ne seront pas dépaysés puisque la massive console centrale et le haut du tableau de bord ont été repris quasiment tels quels. Outre l’avantageuse présentation, nous soulignerons à nouveau la finition et la qualité des matériaux employés, Peugeot ayant fait de gros efforts à ce niveau. Le 5008 est un monovolume, il se doit donc de proposer une modularité digne de ce nom. Pour ne pas commettre d’impairs, les ingénieurs de la marque au lion se sont tournés vers leurs collègues de chez Citroën. Ils ont repris les trucs et astuces employés sur le C4 Picasso, notamment l’excellent système de basculement des sièges en milieu de rang (trois sièges individuels). D’un simple geste, l’assise se relève et le bloc peut alors avancer pour libérer l’accès à la troisième rangée où deux sièges (optionnels et intégrés dans le plancher) pourront servir à des petits enfants, voire à des ados… mais ce sera alors pour un simple dépannage, l’espace y étant des plus restreints.
Sur la route, nous avons retrouvé les exactes sensations vécues à bord du 3008. Pour nous, il s’agit clairement de la référence dans ce domaine, le conducteur profitant même de sensations de conduite digne de bonnes berlines. Même chargé, le 5008 ne s’affaisse pas en virage, il conserve son cap tout en amortissant parfaitement. Côté confort, le résultat est du même acabit, voyage en première classe garanti d’autant que le 2.0 litres HDI que nous testions ici s’est montré d’une absolue discrétion alors qu’il pousse sans consommer trop, on frise le zéro défaut ! Certes, et pour pinailler un peu, ceux qui recherchent plus de moelleux préféreront sans doute le C4 mais, question compromis, nous préférons tout de même ce sacré lion.

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